Les stimulants et la cognition sociale

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Les stimulants et la cognition sociale

Infographies

Une ballade au Farwest pour illustrer les études scientifiques sur les effets de la cocaïne, de la méthamphétamine et autres produits stimulants sur notre rapport aux autres - une infographie proposée par les étudiantes de l'école Estienne

Publié le: 
20/12/2023

Titre : Les stimulants et la cognition sociale Sous-titre : Les effets de la cocaïne, de la méthamphétamine et de leurs copines sur notre rapport aux autres Introduction : La cognition sociale, qu’est-ce que c’est ? La cognition sociale regroupe toutes les fonctions cognitives permettant de comprendre son propre fonctionnement et d’interpréter celui des autres pour coordonner les environnements sociaux respectifs et interagir. Elles incluent entre autres : la perception et la reconnaissance des émotions chez soi-même et chez les autres,  le sens de l’éveil,  l’empathie,  la capacité de déduire l’état d’esprit d’autrui  ainsi que des fonctions interactives comme le contact par le regard, la prise de décision sociale et la capacité à percevoir la récompense sociale. De là découle l’attitude générale en société, avec des valeurs telles que l’altruisme, le jugement moral, mais aussi des stéréotypes et des préjudices. Les troubles de la cognition sociale sont fréquents chez les personnes dépressives, schizophrènes ou autistes, mais aussi chez les personnes qui consomment des drogues et substances psychoactives.Partie 1 : L’empathie cognitive et émotionnelle L’empathie cognitive est la capacité de percevoir et comprendre les émotions des autres grâce aux mimiques faciales, à la voix et aux gestes. L’empathie émotionnelle est définie par la réponse émotionnelle d’un observateur à l’état émotionnel d’autrui. Le fait de regarder dans la même direction qu’une personne est un critère d’attention conjointe. La personne dans cette situation est supposée comprendre le point de vue de la personne dont elle suit le regard. Chez les personnes souffrant de dépendance à la cocaïne, l’attention conjointe semble produire une récompense réduite, ce qui pourrait les désintéresser d’aller vers les autres. Chez les usagers de stimulants, la capacité à identifier les expressions faciales est altérée, notamment dans le cas de la peur et de la colère. La taille du réseau social des usagers de cocaïne est en moyenne plus petite que celle des témoins, et cette diminution s’aggrave avec la durée d’usage de cocaïne.Partie 2 : La prise de décision sociale La prise de décision sociale est la capacité à analyser l’ensemble des attitudes possibles à adopter, en fonction du contexte social ainsi que des interlocuteurs, et de sélectionner la plus optimale. Deux personnes doivent se partager une somme d’argent.  Le groupe usager propose le plus souvent une répartition non équitable en sa faveur. Il est donc davantage motivé par son intérêt personnel, ce qui est un comportement antisocial. Lorsqu’il s’agit d’accepter la répartition et que tout refus résulterait d’une absence de gain des deux côtés, les usagers semblent également avoir tendance à accepter n’importe quelle répartition, même si elle les défavorise au profit de l’autre personne. Partie 3 : La récompense sociale La récompense sociale est définie par le plaisir ressenti ou procuré par le contact avec les autres. Lors d’une épreuve comme un blindtest musical, l’échec augmente l’activation, chez le groupe témoin, d’une zone du cortex préfrontal associée au traitement des erreurs et à la prise de décision. Ce n’est pas le cas chez le groupe usager : l’activité de cette zone diminue, ce qui signifie qu’il réagit différemment à son erreur.Conclusion : Que se passe-t-il lorsqu’on réduit la consommation ? Au bout de 12 mois, la moitié des usagers a augmenté sa consommation et l’autre l'a réduite.  Pour ces derniers, les scores d’empathie émotionnelle et de prise de décision sociale se stabilisent au niveau de ceux des témoins. À l'inverse, le score des usagers ayant augmenté leur consommation se détériore.
Projet réalisé en partenariat avec la section DSAA DIS de l'Ecole Estienne sous la direction de Bertrand Nalpas, Morgane Lebras, Morgane Marivoët et Isabelle Andreani pour MAAD Digital, et Matthieu Lambert pour l'Ecole Estienne d'après le dossier Cognition sociale et addiction écrit par Bertrand Nalpas - Licence CC BY-NC-ND 4.0

Illustrateur(s): 
Sarah

Berri

Étudiante à l’École Estienne

Sarah Berri est étudiante en Design d'Illustration Scientifique à l'École Estienne.

Instagram : https://www.instagram.com/sarah__berri/

Mars

Passedat

Étudiante à l’École Estienne

Mars Passedat est étudiante en Design d'Illustration Scientifique à l'École Estienne.

Instagram : https://www.instagram.com/mars.passedat/

Violette

Zgraja

Étudiante à l’École Estienne

Violette Zgraja  est étudiante en Design d'Illustration Scientifique à l'École Estienne.

Instagram : https://www.instagram.com/la_froguita/

 
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